Amiens : la cité administrative, un nouveau lieu dans la ville

Publié le lundi 18 mai 2026

À l’occasion des dix ans de la direction de l’immobilier de l’État (DIE), la cité administrative d’Amiens illustre l’ambition de concilier performance énergétique, sobriété immobilière et amélioration des conditions de travail des agents. Implantée au cœur d’Amiens, à proximité immédiate de la gare, elle incarne un immobilier plus durable et plus attractif.

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Transcription

L'ambition du projet de construction d'une cité administrative à Amiens, c'est la convergence de deux éléments stratégiques : le positionnement de la politique locale qui a souhaité, en 2017, la pérennité des emplois de la fonction publique sur le secteur amiénois, avec l'arrivée au même moment d'un budget d'un milliard d'euros pour rénover les cités administratives de France.

Le projet de la cité d'Amiens répond à la volonté d'offrir un environnement de travail qualitatif pour les agents de l'État. Privilégier une implantation en centre-ville, à proximité immédiate de la gare, facilite son accès et favorise l'attractivité des services.

Enfin, la cité d'Amiens contribue à l'objectif de rationalisation et d'efficience des implantations de l'État en regroupant sur un même site 14 services et administrations de l'État.

Cette opération est tout à fait stratégique de par son ampleur. Il s'agissait de regrouper 14 services dans un seul immeuble qui étaient situés dans neuf immeubles appartenant à l'État et sept locations.

Une opération tout à fait stratégique par son intérêt financier : une réduction de 30 % des surfaces, des locaux plus adaptés et plus économes et aussi, parallèlement, une opération de cession des immeubles de l'État qui viennent financer le bâtiment de la cité administrative.

Pour un territoire comme Amiens, cette opération est tout à fait importante parce que l'État est le premier propriétaire de bureaux sur la ville d'Amiens.

L'État a mis en place toute une stratégie pour étaler ses cessions sur plusieurs années en lien étroit avec les collectivités locales.

Le bilan financier est vraiment tout à fait positif. C'est près de 850 000 euros de loyers qui ont été économisés. C'est une réduction de 30 % des surfaces. C'est aussi un programme de cessions ambitieux qui s'est déjà traduit par la cession de cinq immeubles sur neuf pour un montant de 7 millions d'euros.

Ces 7 millions d'euros viennent en réduction du prix de construction de la nouvelle cité administrative.

Depuis son ouverture, la cité est très prisée pour organiser des réunions, notamment à rayonnement régional voire national, en particulier dans cette salle qui offre une capacité de 110 personnes avec une vue panoramique sur la ville d'Amiens et sa cathédrale.

La cité nous offre énormément de belles salles de réunions. Le fait d'être à Amiens juste à côté de la gare, ça nous permet aussi d'avoir cette proximité qui permet d'organiser des réunions où on peut faire venir tous les services de notre inter-région, des gens de Paris régulièrement.

La stratégie reposait sur les épaules du maître d'ouvrage délégué, donc le SIEP BIMO, et ce service a pris parti pour mener à bien le projet de la cité administrative d'Amiens de passer la commande publique par le biais d'un marché public global de performance et d'associer à ce mode de commande un pilotage contractuel très serré.

On doit reconnaître que ça a été un franc succès, puisque le projet de la cité administrative d'Amiens a été mené à son terme dans les budgets et dans le calendrier initialement prévus au projet.

L'avantage d'un marché global de performance, c'est qu'il combine à la fois la conception, la réalisation et l'exploitation maintenance, ce qui nous permet de maîtriser les coûts surtout et le budget aussi.

Le groupement de maîtrise d'œuvre s'engage sur les performances énergétiques. Il y a des pénalités qui sont appliquées si effectivement ce groupement n'atteint pas ces objectifs de performance.

Et on atteint les performances énergétiques qui étaient escomptées.

Le projet s'est fabriqué autour de trois grands critères : la performance économique, la performance bâtimentaire et le volet énergétique.

L'aspect principal, c'est la labellisation Passivhaus du projet qui a une enveloppe thermique performante avec triple vitrage et une forte isolation des façades.

On a une conception bioclimatique très réfléchie, un bâtiment très compact qui est vraiment pensé pour que tous les bureaux aient un accès à la lumière naturelle.

On a donc une enveloppe thermique performante, des matériaux biosourcés et notamment une majorité de bois.

La cité administrative d'Amiens a été conçue par un architecte avec une idée du construire autour du vivant. On se félicite de constater maintenant, en phase exploitation, que ce qu'il avait envisagé fonctionne dans la réalité.

Malgré ces économies d'énergie, on atteint les températures de confort estival et les températures de confort hivernal.

Aujourd'hui, le bâtiment réceptionné consomme environ un demi plein d'essence par an et par agent, donc on a un bâtiment très performant.

Le regroupement des services est aussi une des volontés et un des objectifs de ce projet.

La cible à atteindre pour la fabrication de cette cité administrative sur Amiens se traduisait par le regroupement de 12 à 14 implantations dispersées sur le territoire amiénois, représentant près de 25 000 m² de surface tertiaire, en un seul et unique site positionné en centre-ville.

Donc on est passé de près de 25 000 m² de surface à 19 000 m² sur la cité administrative.

On parle tout de même de regrouper 14 services administratifs émanant de 7 ministères différents, donc on rentre vraiment dans l'interministérialité.

L'objectif était de réunir toutes les équipes dans un même lieu et de profiter des espaces qui allaient nous être offerts pour repenser un peu l'organisation du travail en équipe.

La qualité des aménagements intérieurs, leur flexibilité, la mise en place de nouveaux espaces de travail ont aidé à l'emménagement des services et permettent l'appropriation de la cité par les agents.

Nous avons pu participer à l'appel à projets sur du mobilier innovant, ce qui nous a permis d'avoir des espaces un peu plus conviviaux avec des plans de travail un peu plus élevés, des espaces où les agents peuvent se réunir pour discuter, des petites salles dans lesquelles ils peuvent s'isoler pour travailler soit en visioconférence avec quelqu'un à l'extérieur, soit individuellement, soit par petite équipe, et d'avoir tous ces éléments-là sur place.

Je travaille dans un bâtiment qui est bien plus éclairé qu'avant, c'est bien plus agréable, la lumière naturelle.

Le décloisonnement permet de ne plus scinder les équipes en sous-groupes.

On a un bâtiment qui est neuf, lumineux, avec notamment de très grandes fenêtres, ce qui est un vrai plus quand on travaille sur ordinateur.

Le fait d'avoir des bureaux mécanisés assis-debout, c'est vraiment bien, ça permet un meilleur confort.

Au niveau des espaces ouverts, ça permet d'avoir un véritable esprit d'équipe. On peut facilement aller chercher du soutien auprès des collègues ou même apporter notre aide auprès des collègues qui demandent, sans avoir à traverser différents bureaux.

L'AGILE a pour gestion cette cité d'Amiens avec l'accompagnement sur le volet énergétique, mais également sur la partie optimisation des coûts.

Mon rôle en tant que gestionnaire, c'est de travailler sur deux axes : la gestion bâtimentaire avec le suivi de la maintenance réglementaire et de la maintenance technique ; et un axe plus serviciel où on vient suivre la bonne application des prestations de sécurité, de nettoyage, mais également de la sécurité au public.

Les besoins sont recueillis par diverses solutions, donc à travers des réunions bilatérales ou multilatérales avec les occupants, mais également avec des outils que nous avons déployés au sein de la cité.

On a également, de manière plus informelle, des échanges avec les occupants, avec la multi-occupation de la cité.

L'ensemble des coûts d'exploitation sont mutualisés au sein de la cité sur l'ensemble des occupants, ce qui permet de descendre les coûts de fonctionnement par administration.

On a pu constater au sein de la cité des interactions entre les administrations qui n'auraient pas pu être réalisées lorsqu'on est en mono-occupation.

Grâce à la gestion de site, on se rencontre régulièrement. L'arrivée prochaine du restaurant inter-administratif va aussi permettre de créer du lien et de faire du vivre-ensemble un peu plus poussé.

Grâce à l'association qui va se mettre en place, grâce aux réunions qu'on a régulièrement en gestion de cité, ça va permettre peut-être de mieux se connaître et de mieux voir ce que peut offrir chacune des administrations à l'autre en termes de qualité de service.

On retrouve finalement dans cet objet immobilier tous les vecteurs de la transformation publique : transformation publique technique, énergétique et sociale dans le regroupement, dans le travailler ensemble et le vivre ensemble.

La cité administrative ayant notamment une charte du vivre ensemble, de manière à ce que les agents issus de ministères divers et variés se découvrent et se rendent compte qu'au travers d'un bâtiment, ils ont régulièrement des points communs dans leur façon de travailler.

Un projet structurant pour l’État et le territoire

Avec près de 18 800 m², trois bâtiments, environ 1 000 agents et 14 services issus de 7 ministères réunis sur un même site, la nouvelle cité administrative d’Amiens constitue une opération majeure de modernisation de l’immobilier de l’État dans les Hauts-de-France.

Pensé pour regrouper des services auparavant répartis sur plusieurs implantations, le projet répond pleinement aux objectifs de rationalisation et de performance de la politique immobilière de l’État. Son implantation en centre-ville, au plus près des transports, contribue également à renforcer l’attractivité et l’accessibilité des services publics.

Transformer durablement le patrimoine immobilier de l’État

La création de la cité administrative a permis de libérer 9 sites domaniaux et 8 implantations locatives, avec une réduction d’environ 30 % des surfaces occupées et près de 850 000 euros de loyers économisés chaque année.

Plusieurs cessions immobilières engagées dans le cadre de l’opération contribuent directement au financement du projet, dans une logique de gestion patrimoniale responsable et maîtrisée.

Un mode de réalisation innovant au service de la performance

Le projet a été réalisé dans le cadre d’un marché public global de performance (MPGP), associant conception, réalisation, exploitation et maintenance dans une approche intégrée sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment.

Réceptionnée en décembre 2023, la cité administrative illustre l’intérêt de ce mode de réalisation, qui permet de garantir le respect des coûts, des délais et des objectifs énergétiques fixés dès l’origine du projet.

Une cité sobre, performante et durable

Conçue selon une approche bioclimatique, la cité administrative d’Amiens se distingue par ses performances énergétiques et son confort d’usage.

Labellisé Passivhaus, le bâtiment bénéficie d’une enveloppe thermique performante, associant forte isolation, triple vitrage et optimisation de la lumière naturelle. Le recours à des matériaux biosourcés, notamment le bois, participe également à la démarche environnementale du projet.

Les premières données d’exploitation confirment les performances attendues, avec un bâtiment particulièrement économe en énergie.

Des conditions de travail modernisées au bénéfice des agents

Le regroupement de 14 services interministériels favorise le développement de nouveaux modes de travail plus collaboratifs et plus transversaux.

Espaces ouverts, salles mutualisées, espaces de convivialité et aménagements flexibles ont été conçus pour accompagner l’évolution des usages et améliorer le quotidien des agents. Le projet a également bénéficié d’un financement dédié au déploiement de mobilier innovant et ergonomique.

Une gestion mutualisée au service de la vie de site

Site multi-occupants, la cité administrative bénéficie d’une gestion mutualisée associant exploitation technique, maintenance et services aux occupants.

Cette organisation permet d’optimiser les coûts de fonctionnement tout en développant une véritable vie de site, favorisant les échanges et les coopérations entre administrations.


Symbole de la transformation de l’immobilier de l’État, la cité administrative d’Amiens incarne pleinement les ambitions d'un immobilier plus sobre, plus performant, plus durable et plus attractif.

Vue extérieure de la cité administrative d'Amiens
Vue de la cour à l'intérieur de la cité administrative d'Amiens
Vue d'un bâtiment de la cité administrative d'Amiens
Vue d'un bureau de la cité administrative d'Amiens
Vue d'un espace intérieur de la cité administrative d'Amiens
Vue intérieure de la cité administrative d'Amiens

Le projet a été financé par le programme national de rénovation des cités administratives, piloté par la direction de l’immobilier de l’État, qui vise à accélérer la transition écologique, réduire les surfaces occupées, améliorer les conditions de travail et diminuer durablement les coûts de fonctionnement.

Les cités administratives, qui regroupent plusieurs services de l’État et accueillent quotidiennement le public, sont au cœur de la présence de l’État dans les territoires et de la modernisation de son parc immobilier.


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