Dégrad des Cannes : près de Cayenne, un site interministériel moderne au service des missions de l'État en Guyane
Publié le mercredi 5 août 2026
À l'occasion des dix ans de la direction de l'immobilier de l'État (DIE), nous mettons en lumière des projets emblématiques de la transformation du parc immobilier de l'État.
Le nouveau site multi-occupants de Dégrad des Cannes, à Remire-Montjoly en Guyane, illustre les ambitions portées par la politique immobilière de l'État en matière de mutualisation des implantations, de performance environnementale et de modernisation des conditions de travail. Il constitue également un exemple de coopération interministérielle au service de missions opérationnelles liées au fleuve, au littoral et à la surveillance maritime.
Un site stratégique au cœur des activités maritimes et fluviales
Implanté sur un terrain domanial de cinq hectares, à proximité immédiate du Grand Port Maritime de Guyane et de la base navale, le projet consiste en la création d'un espace opérationnel inter-administrations disposant d'un accès direct à l'eau.
Le site comprend :
- Un bâtiment administratif de 2 753 m², dont près de 1 700 m² de bureaux
- Des ateliers et hangars représentant près de 4 500 m² de surfaces couvertes
- Plus de 9 500 m² d'espaces extérieurs dédiés aux activités opérationnelles.
Cette implantation a été pensée pour répondre aux besoins d'administrations dont les missions sont directement liées aux activités maritimes, fluviales, portuaires et de contrôle du territoire.
Un regroupement inédit de plusieurs administrations
Le projet permet de regrouper sur un site unique 153 agents auparavant répartis sur neuf implantations distinctes.
Il accueille des services issus de trois administrations :
- La direction générale des territoires et de la mer (DGTM)
- la direction régionale des Douanes
- l'Office français de la biodiversité (OFB).
Au-delà du rapprochement physique des équipes, cette opération favorise les coopérations entre services partageant des missions complémentaires tout en offrant des locaux mieux adaptés à leurs besoins opérationnels.
Les premiers services ont intégré le site en janvier 2026.
Une opération de rationalisation immobilière
Le regroupement des services permet de simplifier l'organisation immobilière de l'État en Guyane.
L'opération entraîne :
- La libération de quatre sites actuellement loués
- La cession d'un actif domanial
- Une économie annuelle estimée à plus de 110 000 euros de loyers et de charges
- L'évitement de nouvelles prises à bail pour certains services.
Le projet améliore également le taux d'occupation des surfaces qui atteint 17 m² par résident, conforme aux objectifs fixés par l’État, et met en œuvre les nouveaux principes d'aménagement des espaces de travail portés par la DIE.
Un bâtiment conçu pour le climat guyanais
Le site a été conçu selon des principes bioclimatiques adaptés aux conditions climatiques de la Guyane.
Son orientation, son isolation thermique renforcée, ses systèmes de ventilation performants, ses protections solaires ainsi que l'installation de panneaux photovoltaïques permettent d'atteindre un haut niveau de performance énergétique.
À terme, l'opération vise :
- Une réduction de la consommation énergétique d'environ 180 000 kWh par an, soit un objectif supérieur à 40 % d'économies d'énergie
- Une diminution des émissions de gaz à effet de serre d'environ 140 tonnes de CO₂ par an.
Les acteurs du projet
L'opération a été réalisée dans le cadre d'un marché global de performance.
- La préfecture de Guyane, maître d'ouvrage de l'opération, avec l'appui de l'équipe projet du secrétariat général des services de l'État pour la conduite d'opération.
- Un groupement d'entreprises mené par SEFITEC (entreprise mandataire), associant notamment Gaia Architecture, Abriba, plusieurs bureaux d'études spécialisés ainsi que des entreprises locales intervenant sur la charpente bois, les menuiseries, le photovoltaïque et les réseaux.
- La direction de l'immobilier de l'État, qui accompagne et finance le projet dans le cadre du plan France Relance.
Un projet soutenu par France Relance
L'opération a bénéficié d'un financement de 18,62 millions d'euros au titre du plan France Relance. Ce financement est refinancé par l’Union européenne via le programme NextGenerationEU.
Lancé en 2020, France Relance a permis de financer plus de 4 000 projets sur l'ensemble du territoire, contribuant à la transition écologique, à la modernisation du patrimoine immobilier de l'État et à l'amélioration des conditions de travail des agents comme de l'accueil des usagers.