SIMI 2025 : retrouvez le replay de la conférence « L’immobilier public face aux impacts du changement climatique : quels enjeux ? »

Publié le mercredi 7 janvier 2026

A l'occasion du SIMI le 10 décembre 2025, la direction de l’immobilier de l’État (DIE) a organisé une table ronde consacrée aux impacts du changement climatique sur l’immobilier public. Objectif : partager des constats, des méthodes et des leviers d’action pour renforcer la résilience des bâtiments publics face aux aléas climatiques.

Un contexte climatique qui appelle des réponses immédiates

Le constat est sans appel : le changement climatique n’est plus une hypothèse à long terme, mais une réalité immédiate.
Canicules, inondations, sécheresses, cyclones… La multiplication et l’intensification des événements extrêmes exercent une pression croissante sur les infrastructures publiques et interrogent directement la continuité du service public.

Une table ronde pour croiser expertises nationales et territoriales

Introduite par Sylviane Bourguet, directrice de l’immobilier de l’État, et animée par Juliette Nouel, créatrice des Ateliers de l’adaptation au changement climatique, la table ronde a réuni :

Ces échanges ont permis de croiser les regards de l’État, des collectivités territoriales et de l’expertise technique.

Les principaux enseignements à retenir

1. Des bâtiments publics essentiels… mais vulnérables

Les bâtiments publics incarnent les missions fondamentales de l’État : éduquer, soigner, protéger, accueillir, juger.
Aujourd’hui, ces actifs stratégiques sont exposés à des risques climatiques croissants. L’adaptation de l’immobilier public s’impose comme une condition indispensable à la continuité de l’action publique.

2. L’évaluation des risques, un préalable incontournable

Identifier les aléas, mesurer l’exposition et anticiper leur évolution dans le temps sont essentiels à la prise de décision.

L’exemple de la presqu’île de Caen illustre cette nécessité : à l’horizon 2100, certaines zones pourraient être inondées jusqu’à un tiers du temps lors des marées hautes, conduisant à repenser les projets d’aménagement.

Le risque résulte de la combinaison de trois facteurs :

Des méthodes éprouvées, comme la méthode ABCD du Cerema, permettent de hiérarchiser les priorités et d’orienter les actions concrètes.

3. Agir malgré l’incertitude

L’absence de données parfaitement stabilisées ne doit pas freiner l’action.
Les infrastructures de demain sont, pour beaucoup, déjà construites.

Les leviers d’action identifiés :

Dans certains cas, le renoncement peut s’avérer nécessaire, à condition d’être accompagné d’alternatives adaptées, comme l’occupation transitoire envisagée sur la presqu’île de Caen.

4. L’acculturation à l’adaptation, un levier stratégique

Développer une culture commune du risque et un véritable « réflexe adaptation » à tous les niveaux de l’État et de la société constitue un enjeu stratégique majeur.

Se préparer aux polycrises, environnementales, sociales, sanitaires ou géopolitiques, passe par une appropriation collective des enjeux d’adaptation et par le partage des connaissances.

Retrouvez le replay de la conférence :

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